Un taux de bons pronostics ne prouve rien seul. Pour juger un pronostiqueur ou un modèle, il faut trois choses : le comparer au favori du marché sur les mêmes matchs, le mesurer sur des matchs qu'il n'a pas vus, et regarder le résultat en argent à mise fixe. Guide publié le 05/09/2026.
Au tennis, le favori du marché gagne 68,8 % des matchs : mesuré sur 220 859 matchs de simple soldés depuis 2021. Un pronostiqueur qui se contente de recopier les cotes affiche donc déjà « deux bons pronostics sur trois ». Un taux de 70 nnoncé sans cette comparaison ne dit rien, sinon que les matchs choisis étaient déséquilibrés.
C'est pourquoi nous publions les deux chiffres côte à côte. Version 1.1.0 : 67,39 % de bons vainqueurs sur 59 960 matchs ATP, contre 67,07 % pour le favori du bookmaker sur les mêmes matchs. L'écart est petit, et il est honnête : personne ne bat le marché en bloc, la valeur se joue sur les quelques matchs où le modèle et le marché ne sont pas d'accord (96,46 % d'accord, donc 3,54 % de désaccord).
Un modèle qui a appris sur les matchs de 2022 et qu'on mesure sur les matchs de 2022 récite. La règle est la validation walk-forward : chaque saison est prédite par un modèle entraîné uniquement sur les saisons précédentes. Les saisons d'apprentissage sont exclues de la mesure, ou affichées à part avec la mention. Chez nous, 2021 et 2022 ont servi à l'apprentissage ; sur les seules saisons inconnues du modèle (2023 à 2026), la série donne un ROI de 5,27 % sur 564 paris.
Le taux de réussite ignore les cotes ; le ROI les intègre. Un pronostiqueur à 40 % de réussite sur des cotes de 3,00 gagne de l'argent (0,40 × 3 − 1 = +20 %) ; un autre à 70 % sur des cotes de 1,30 en perd (0,70 × 1,30 − 1 = −9 %). La seule mesure qui compte est l'espérance réalisée : profit divisé par le nombre de paris, à mise constante. Une mise variable (martingale, « gestion de mise ») rend le chiffre invérifiable, parce qu'elle peut masquer des séries perdantes derrière une seule grosse mise gagnante.
Sans l'un de ces cinq points, le chiffre n'est pas vérifiable, et un chiffre invérifiable ne vaut rien. Notre mesure, version par version, avec ses limites.
Cela ne veut rien dire seul. Au tennis, le favori du marché gagne 68,8 % des matchs depuis 2021 : un pronostiqueur qui recopie les cotes affiche déjà ce taux. Il faut comparer sur les mêmes matchs.
La version 1.1.0 désigne le bon vainqueur dans 67,39 % des cas sur 59 960 matchs ATP depuis 2021, contre 67,07 % pour le favori du bookmaker sur les mêmes matchs. Mesure du 31/07/2026.
Chaque saison est prédite par un modèle entraîné uniquement sur les saisons précédentes. Les saisons ayant servi à l'apprentissage sont exclues de la mesure, sans quoi le résultat est flatteur par construction.
Au moins 500 paris, des cotes vérifiables à la clôture, une mise fixe, l'historique complet y compris les pertes, et des dates. Sans l'un de ces cinq points, le chiffre n'est pas vérifiable.
Voir aussi : qu'est-ce qu'un value bet, la méthodologie complète.